Atelier Tout en Palettes à Culture Bio

Quelle meilleure façon de se rencontrer que d’apprendre à bricoler ensemble ? Et n’ayons pas peur d’apprendre, de nous tromper, de tout casser : la matière première est bon marché, il s’agit de palettes recyclées.

Il faut savoir que toutes les palettes ne sont pas traitées : la plupart sont à usage unique donc rien ne sert de leur faire subir un traitement coûteux. On les reconnaît à leur aspect brut (elles ne sont ni rouges, ni bleues), et exempt de marquage (sauf s’il s’agit d’un dessin d’épi de blé : cela signifie que la palette a été chauffée à haute température, et non traitée).
Donc n’hésitons plus à nous saisir de cette pratique bon marché et inventer de nouvelles structures qui égaieront notre environnement!

Pour rencontrer les habitants des agglomérations sud de Rennes et du Pays de Vallons de Vilaine, le C.A.M.T.A.R s’est associé à Culture Bio (http://www.illeetbio.org/) pour proposer des chantiers palettes à prix libre. Chacun arrive avec ses envies, apprends à bricoler et repart avec son objet ! En une journée, les personnes qui ne s’étaient jamais servies d’outils gagnent en autonomie et en assurance, et peuvent à leur tour apprendre aux nouveaux participants.

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Réalisation d’une structure légère pour le C.A.M.T.A.R, en collaboration avec le collectif MIT


Le C.A.M.T.A.R a rencontré le collectif MIT (http://collectifmit.fr/) et l’idée a germé de collaborer ensemble pour la réalisation d’une extension au camion. Ce projet s’est développé au cours du mois de juin.

Après une concertation, nous avons mis en lumière certains critères d’usages auxquels l’extension devait répondre :
• L’extension doit permettre d’augmenter la capacité d’accueil du C.A.M.T.A.R en offrant un abri convivial, protégé de la pluie ou du soleil.
• Elle doit correspondre à la mobilité du C.A.M.T.A.R en étant facile à (dé)monter et à transporter; et en s’adaptant à chaque atelier (elle doit être à la fois un espace où l’on peut se réunir, discuter, bricoler, cuisiner). Elle peut être rangée dans un coffre de toit.
• Elle doit avoir une surface pouvant accueillir minimum 10 personnes assises en cercle.
• Une fois qu’elle sera créée, le camion deviendra surtout un espace de stockage et d’affichage, et l’extension deviendra le lieu de vie, l’espace de rencontre. Elle sera un intermédiaire, une lisière : elle sera à la fois une ouverture sur la rue mais aussi une porte d’entrée sur les ateliers du C.A.M.T.A.R.

Deux membres du collectif MIT, Andréas et Timothée, sont venus une semaine à la maison pour mettre en œuvre ce chantier et se confronter aux problématiques techniques.
Nous avons ainsi préféré une galerie de toit plutôt qu’un coffre pour avoir une structure de base sur laquelle s’accrocher et surtout bien ancrée au camion.

Je les ai invité à découvrir l’univers dans lequel j’évolue, ainsi que les gens qui m’entourent pour qu’ils puissent prendre conscience de l’environnement du C.A.M.T.A.R.
Ils ont ainsi
jugé judicieux d’utiliser comme matériel pour la structure de l’extension, des tubes de barrières héras : matériel léger, facile à récupérer sur les chantiers, facilement remplaçable et très maniable. Après quelques tests, nous sommes partis sur une structure plutôt aérienne sur laquelle viendrait s’accrocher un tissu lycra. Ce tissus est très extensible : il permet une grande flexibilité et laisse une grande place à l’imagination!

 

le C.A.M.T.A.R vu par éco-bretons

article

Article sur le C.A.M.T.A.R, paru dans le webzine éco-bretons.info réalisé par l’association Bretagne Durable et Solidaire (Premier média territorial dédié au développement durable et solidaire. L’un des objectifs phares de l’association est d’inciter à l’écriture citoyenne et de sensibiliser le plus grand nombre de bretons aux thèmes du développement durable, et ce, en les informant des initiatives qui foisonnent sur le territoire.)

Premiers travaux d’aménagement

En suivant le principe de récupération qui m’est si cher, j’ai enfin trouvé au détour d’un champs, le camion qui sera destiné à devenir le C.A.M.T.A.R :
blagueBlague à part et n’ayant pas de véritables dons et connaissances en mécanique, j’ai plutôt opté pour l’achat d’un Citroën Jumper tout vert!

camtarLe camion appartenait précédemment à un électricien : il possédait donc déjà un coffrage en contre-plaqué et des étagères. Je les ai démontés et j’ai inséré des panneaux de chanvre/lin pour mieux isoler le camion, puis j’ai peints le contre-plaqué, et ré-adapté une des étagères en fonction des mes besoins. Voici les premières photos de ce qui a été réalisé (la suite avec la construction des bancs-coffres et la table sera l’objet d’un prochain article) :

Et voici les plans du résultat souhaité (sous réserve de modification en fonction des rencontres) :

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La Géo-Poétique s’invite dans une école primaire

Le C.A.M.T.A.R se meuble petit à petit et sera prêt à déambuler au printemps prochain. L’avancée des travaux sera visible lors d’un prochain article.
En attendant, même si le véhicule n’est pas tout à fait prêt, les idées sont présentes et les ateliers commencent!

Depuis octobre 2013, j’anime un atelier Géo-Poétique à l’école primaire Léonard de Vinci à Laillé, en partenariat avec l’association Léo Lagrange. L’objectif de cet atelier est de permettre aux enfants de s’interroger sur leur lieu de vie et leur façon d’y vivre; de comprendre le partage de l’espace et de prendre conscience de leur rôle d’acteur; de découvrir les usages de la ville; d’apprendre à lire un plan; de développer leur sens de l’observation et leur esprit critique. Tout cela passe par le jeux et des exercices ludiques.

HABITER
Il s’agit de questionner l’habitat en comparant l’organisation et le comportement des enfants dans leur maison : Quelle activités pour quelle pièce? On les amène progressivement à penser d’autres usages de leur lieu d’habitation en découvrant de nouveaux points de vue, notamment à travers des propositions artistiques (Tania Mouraud – « Une pièce de plus« , Les Situationnistes, etc.).

JOUER
Après avoir repérer sur des cartes la position de l’école dans la ville et son plan de construction, nous nous intéressons plus particulièrement à la cour de récréation. Les élèves font part de leurs expériences : comment leurs jeux ont-ils évoluer dans le temps et dans cet espace, comment s’approprient-ils ce lieu?
A travers un jeu, nous étudions ensemble les
usages de la cour : il y a-t-il des espaces plus féminins? plus masculins? pour les plus grands? pour les plus petits? pour être au calme? pour jouer seul? à plusieurs? etc… Nous réalisons un état des lieux avec une description critique de ces éléments : il s’agit du diagnostic de la cour. Les enfants font des propositions à l’écrit ou en dessin pour améliorer suivant leur point de vue cet espace.
Nous pouvons vite nous apercevoir que des parallèles entre l’organisation d’une cour de récré et l’espace public sont possibles.

SE REPÉRER
Nous nous projetons dans la ville. Quels sont nos repères? Comment percevons-nous nos déplacements? Quelles fonctions et services sont à notre disposition? Nous prenons connaissance de l’histoire de Laillé. Les élèves sont sensibilisés à l’évolution de la ville grâce aux récits d’habitants, à d’anciens documents,  et par l’étude de plans de différentes époques.
Une sortie leur permet d’expérimenter et d’approfondir les connaissances qu’ils viennent d’acquérir. Trois carnets de routes sont mis à leur disposition pour les guider dans leur réflexion (les premières pages sont identiques) :

SE RÉAPPROPRIER L’ESPACE
Les élèves sont sensibilisés à des pratiques artistiques qui se déroulent in situ dans la rue et qui questionnent les usages de la ville et les pratiques de ceux qui l’habitent. Ils expérimentent par la suite ces modes opératoires en imaginant une nouvelle organisation et en créant un évènement pour une place désaffectée situé à côté de leur école. Celle-ci est rebaptisée pour l’occasion « La Place OZID
É ». Le résultat de ce dernier atelier sera visible le 1er mars 2014 et sera présenté dans le cadre du concours « Les Bâtisseurs des Possibles » (http://www.batisseursdepossibles.org/).

Photographies de la place avant l’intervention des enfants