La Géo-Poétique s’invite dans une école primaire

Le C.A.M.T.A.R se meuble petit à petit et sera prêt à déambuler au printemps prochain. L’avancée des travaux sera visible lors d’un prochain article.
En attendant, même si le véhicule n’est pas tout à fait prêt, les idées sont présentes et les ateliers commencent!

Depuis octobre 2013, j’anime un atelier Géo-Poétique à l’école primaire Léonard de Vinci à Laillé, en partenariat avec l’association Léo Lagrange. L’objectif de cet atelier est de permettre aux enfants de s’interroger sur leur lieu de vie et leur façon d’y vivre; de comprendre le partage de l’espace et de prendre conscience de leur rôle d’acteur; de découvrir les usages de la ville; d’apprendre à lire un plan; de développer leur sens de l’observation et leur esprit critique. Tout cela passe par le jeux et des exercices ludiques.

HABITER
Il s’agit de questionner l’habitat en comparant l’organisation et le comportement des enfants dans leur maison : Quelle activités pour quelle pièce? On les amène progressivement à penser d’autres usages de leur lieu d’habitation en découvrant de nouveaux points de vue, notamment à travers des propositions artistiques (Tania Mouraud – « Une pièce de plus« , Les Situationnistes, etc.).

JOUER
Après avoir repérer sur des cartes la position de l’école dans la ville et son plan de construction, nous nous intéressons plus particulièrement à la cour de récréation. Les élèves font part de leurs expériences : comment leurs jeux ont-ils évoluer dans le temps et dans cet espace, comment s’approprient-ils ce lieu?
A travers un jeu, nous étudions ensemble les
usages de la cour : il y a-t-il des espaces plus féminins? plus masculins? pour les plus grands? pour les plus petits? pour être au calme? pour jouer seul? à plusieurs? etc… Nous réalisons un état des lieux avec une description critique de ces éléments : il s’agit du diagnostic de la cour. Les enfants font des propositions à l’écrit ou en dessin pour améliorer suivant leur point de vue cet espace.
Nous pouvons vite nous apercevoir que des parallèles entre l’organisation d’une cour de récré et l’espace public sont possibles.

SE REPÉRER
Nous nous projetons dans la ville. Quels sont nos repères? Comment percevons-nous nos déplacements? Quelles fonctions et services sont à notre disposition? Nous prenons connaissance de l’histoire de Laillé. Les élèves sont sensibilisés à l’évolution de la ville grâce aux récits d’habitants, à d’anciens documents,  et par l’étude de plans de différentes époques.
Une sortie leur permet d’expérimenter et d’approfondir les connaissances qu’ils viennent d’acquérir. Trois carnets de routes sont mis à leur disposition pour les guider dans leur réflexion (les premières pages sont identiques) :

SE RÉAPPROPRIER L’ESPACE
Les élèves sont sensibilisés à des pratiques artistiques qui se déroulent in situ dans la rue et qui questionnent les usages de la ville et les pratiques de ceux qui l’habitent. Ils expérimentent par la suite ces modes opératoires en imaginant une nouvelle organisation et en créant un évènement pour une place désaffectée situé à côté de leur école. Celle-ci est rebaptisée pour l’occasion « La Place OZID
É ». Le résultat de ce dernier atelier sera visible le 1er mars 2014 et sera présenté dans le cadre du concours « Les Bâtisseurs des Possibles » (http://www.batisseursdepossibles.org/).

Photographies de la place avant l’intervention des enfants
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